J'avais été morose toute la semaine, j'avais été chiante toute la semaine, et je n'étais pas aussi douce que d'habitude, et ça, tout le monde l'avait remarqué. La raison était simple et omniprésente dans ma tête, tournant et retournant pour me hanter sans jamais s'arrêter : je n'avais pas assez pu te voir. Parfois, cette relation me pesait presque. Je t'adorais, je t'aimais même, plus que tout, et malgré le fait que nous passion de bon moment ensemble, nous étions toujours obligé de nous cacher, de ne pas nous montrer, nous étions sans cesse sur le qui-vive, et ainsi, nous n'étions pas ensemble pour la Saint-Valentin. J'avais longtemps pesté, jalouse de ne pas pouvoir avoir passer la fête des amoureux avec toi, mais plutôt avec l'autre infirmier, alors que toi tu étais avec cette jeune fille totalement adorable, et sans même m'en rendre compte, j'ai commencé à te bouder. Je t'évitais un peu dans les couloirs, telle une grosse gamine, et je ne cherchais pas le contact avec toi. C'était débile, je le savais, mais j'étais tellement... jalouse et.. frustrée Parce que tu étais toujours tellement gentil, et adorable, que je me disais que si tu avais passé la Saint Valentin avec quelqu'un d'autre, elle aurait pu aisément tombé sous ton charme ! Mais au fur et à mesure de l'avancé de la semaine, j'ai commencé à me calmer. Après tout, ce n'était pas ta faute, mais celle de l'école.
Aujourd'hui, on était le 18 février, soit, 4 jours après cette Saint-Valentin de malheur qui me restait en travers de la gorge. Étalée dans mon lit, je réfléchissais au déroulement de ma journée. J'allais passer toute la journée en ta compagnie, et j'en étais toute heureuse. Je ne savais pas du tout ce que nous allions faire, malgré le fait que je t'avais demandé de nombreuse fois, mais j'étais tout de même très impatiente. Tout en me tournant sur mon lit pour m'étirer un peu, je pris le temps de fixer l'heure, remarquant que j'étais légèrement en retard si je voulais être la plus belle pour cette journée. Après un long bâillement, je me tirais en vitesse de sous les couettes pour me diriger dans la salle de bain. Une bonne douche me réveillera. Je pris tout les produits possible et imaginable pour être la plus belle, faisant soin sur soin, jusqu'à ce que j'en ai assez, et que je n'ai plus du tout le temps. Je sortis alors de la salle de bain, une serviette enroulée autour de mes cheveux, et une autre autour de ma poitrine, pour retourner dans ma chambre choisir mes vêtements. Je passais du temps devant mon armoire pour me décider à ce que j'allais mettre. Ne sachant pas ce que nous allions faire, je ne savais absolument pas quoi mettre. J'optais alors pour quelque chose de simple et de passe partout, un pantalon marron et une chemisette beige transparente (
♥ ) Je changeais de salle de bain, me maquillais, me coiffer, et voilà, j'étais prête.
Je t'attendais avec impatience dans mon salon, toute trépignante. J'avais fais au moins cinquante fois le tour de mon appartement pour faire passer le temps, et je fixais sans cesse l'heure sur ma montre. J'avais tellement hâte de commencer cette journée avec toi ! Soudain, la sonnette raisonna dans toute mon habitation, et je ne pu m'empêcher de sauter de joie. Je couru presque jusqu'à ma porte pour t'ouvrir avec un grand sourire. Tu m'attiras vers toi pour m'embrasser, et je passais mes bras autour de ta nuque pour nous rapprocher. Comme le contact avec toi m'avait manqué ! J'en profitais longuement avant de me détacher de toi, un peu rouge, mais toujours aussi souriante. Tu me demanda alors si j'étais prête, et j'acquiesçai avec énergie. Je sortis de mon appartement, mes talons claquant sur le pallier, et je pris soin de fermer à clé. Je pris le bras qu'il me tendit, et nous partîmes pour découvrir ce qu'il me réservait. Nous prîmes le bus pour arriver au centre de commercial. Je te regardais un peu surprise, curieuse de savoir ce que tu voulais nous faire faire ici, et tu m'emmenas jusqu'à une boutique.
" Bon alors il va falloir que tu, enfin que nous, trouvions une robe qui te plaise. Elle doit être classe et te plaire. D'accord ? "
J'acquiesçai bien sagement, toujours autant de question dans la tête. J'avançais un peu dans le magasin, et tu me suivais à travers les rayons. Vraiment trop curieuse, je tentais quand même le coup pour découvrir ce que nous allions faire de cette robe, tout en subtilité :
" En quel honneur ai-je droit à ça ? "
Je te regardai avec le plus beau sourire que j'avais pour te faire parler plus que tu ne le faisais. J'avais tellement envie de savoir ! Et tu devais t'en douter, et t'amuser de me voir chercher. Voyant que tu n'allais pas me répondre, je détournais la tête, boudeuse, en regardant les robes qui se tenaient devant moi. Aucune ne me plaisaient. Elles étaient toutes très belles, et classe, mais aucune n'était assez satisfaisante pour moi. J'en pris une
première en mains, que je te montrais, tout en ayant une moue perplexe, je la posais sur ton bras, pour que tu la portes et que tu serves à quelque chose jusqu'à ce que j'en trouve quelques autres pour faire des essayages ensuite. J'en pris une
deuxième courte et violette puis une
troisième longue et turquoise cette fois-ci. Nous marchâmes encore, jusqu'à en trouver une
rose ainsi qu'une
beige. Je regardais une denière fois tout ce que j'avais pris avant de te prendre la main pour t'amener jusqu'à la cabine d'essayage. Je les essayais une à une, sortant pour te montrer ce que cela donnait sur moi, puis, a la fin, te demandais :
" Tu préfères laquelle ? "